Festival de marseille
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Cinéma

Soirée à la Cité Radieuse

Samedi 04 Juin 21:00
Cité Radieuse - Toit Terrasse

entrée libre sur réservation au 04 91 99 00 20 / info@festivaldemarseille.com



Rendez-vous sous le ciel étoilé de la Cité Radieuse pour une soirée cinéma en partenariat avec le Videodrome 2 et l’Association des Habitants de l’Unité d’Habitation Le Corbusier.
 
Au programme de cette soirée :
 
Véronique Doisneau
Jérôme Bel

France / 2005
Durée : 37 min
 
Un film présenté en écho au spectacle Gala, les 5 et 6 juillet à La Criée

 
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Véronique Doisneau est né de la rencontre entre deux univers, celui de Jérôme Bel, chorégraphe iconoclaste, « concepteur », et celui du berceau de la danse classique, le Ballet de l’Opéra national de Paris.
L’œuvre, qui s’inscrit en décalage avec le répertoire, est un vibrant hommage rendu à l’ensemble des danseurs de la Compagnie. Pour répondre à l’invitation de Brigitte Lefèvre, Directrice de la Danse à l’Opéra, Jérôme Bel a assisté pendant deux ans aux productions chorégraphiques programmées au Palais Garnier et à l’Opéra Bastille. De la découverte de ce monde, il a souhaité mettre en lumière non pas les Étoiles ou les Premiers Danseurs mais donner la parole à un artiste du Corps de Ballet qui, dans l’ombre du spectacle, participe pleinement à son éclat. Il a pour cela élaboré un dispositif permettant à l’un d’entre eux de s’engager artistiquement envers le public.
À la manière d’un autoportrait, Véronique Doisneau, Sujet dans la hiérarchie du Ballet, à un an de son départ du Ballet au moment de la création de la pièce, évoque ainsi sa condition de danseuse, confie sans pathos et souvent avec humour ses préférences, les moments qui l’ont fait souffrir, ceux qui l’ont emplie de joie, sa réalité…
 
La pièce, créée au Palais Garnier en septembre 2004, est un moment fort qui éclaire sous un autre jour le quotidien des danseurs et permet au public de découvrir une facette de leur travail et de leur engagement.
 

 
Pourvu qu’on ait l’ivresse
Jean-Daniel Pollet

France / 1958
Durée : 20 min
 

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Ayant en tête de filmer l’ennui le dimanche, Jean-Daniel Pollet promène sa caméra dans les dancings de banlieue, en bord de Marne. En visionnant les rushes, il tombe en arrêt devant une face lunaire et une silhouette frêle et hésitante. Il s’agit de Claude Melki, jeune titi parisien, juif originaire d’Afrique du Nord, assistant tailleur dans le Sentier, qui deviendra son acteur fétiche.

En mars 1959, Jean-Luc Godard écrit dans Les Cahiers du cinéma que Pourvu qu’on ait l’ivresse emprunte « la même tendresse que Raymond Queneau » mais aussi « la même férocité que Jean Vigo ».